La lucarne


Ma chambre d'enfant était toute petite. Sous les pentes du toit d'ardoises noires, des petits bois recouverts de plâtre sans isolation une petite pièce qui fut auparavant un « cabinet de toilette » abritait mon lit au matelas de laine à gros bourrelets et une couverture épaisse et lourde pour l'hiver. Les jours les plus froids, mes pieds étaient réchauffés par une fragile bouillotte.

C'est dans ce réduit, dont la porte s'ouvrait sur le palier et les premières marches de l'escalier de bois qui descend à la cuisine que j'ai fait mes premiers cauchemars.

C'est aussi là que mon père venait chaque soir m'embrasser et border mon drap...