Nicolas GRIMALDI


Traité des Solitudes
PUF éditions -- ISBN / 978.13053793.9

Chapitre I --
Chapitre II --
Chapitre III --
Chapitre IV --
Chapitre V --
Chapitre VI -- Les Paradoxes du Moi
  1. être à la fois sujet de sa représentation et objet représenté. p.129.
  2. être à la fois la plus irréfragable(irécusable, irréfutable) des évidences et la plus opage , la plus énigmatique des réalités. p. 129.
  3. alors même que notre moi ne s'éprouve et ne se détermine que par sa relation à autrui, il ne cesse de le récuser et de le dénoncer. Par une sorte d'ironie de la nature, exister pour nous c'est se communiquer et ce que nous sommes est incommunicable. p. 135.
  4. étroitement inséré dns le monde, en tant que notre corps est un de ses objets, nous nous sentons cependant étrangers. p. 142.
  5. rien ne nous importe autant que notre moi, et rien ne semble objectivement avoir si peu d'importance. p. 145.
  6. deux tendances contradictoires qui se disputent le moi : une tendance centripète qui correspond à son affirmation péremptoire dans la vie, et une tendance centrifuge qui correspond au contraire à son ab-négation et à son sacrifice à la vie de l'espèce. p. 145.
  7. si je m'identifie à l'image que les autres ont de moi,j'ai mon moi dans autrui. p. 149.
  8. notre moi est à la fois ce qui nous est le plus immédiatement donné et ce qui nous échappe toujours. p. 156.
  9. où que nous nous attendions à découvrir son objectivité, nous n'avons trouvéqu'un surcroît de subjectivité, et où nous pensions pouvoir le représenter, c'est cette représentationmême qui nous le montre à vau-l'eau. p. 163.
    Conclusion : Le principal paradoxe est donc qu'il n'y ait un moi de la représentation sans qu'il puisse y avoir de représentation du moi. p.163.
                        Le moi n'est donc pas quelque chose qu'on puisse connaître. p. 164-165.
                        Selon Amiel : du fond de la solitude la vanité et même l'illusion de cette quête de soi. p. 166.
                        Stendhal : je ne me connaît point moi-même. p. 130.