Economie


Gael GIRAUD


L’illusion financière :


Vidéo-1 : https://www.youtube.com/watch?v=7Isx9ErtqVA

Vidéo-2 : https://www.youtube.com/watch?v=egTTD5MMHn8

Vidéo-3 : https://www.youtube.com/watch?v=9mG-f_w-frQ

Vidéo-4 : https://www.youtube.com/watch?v=egTTD5MMHn8


Comptes rendus :


Vidéo-1 : Conférence débat , espace Saint-Hilaire – 14,02,2013


1 – Situation et état de l’économie européenne.

2 – Les questions financières, bancaires, la loi de réforme bancaire.

3 – La transition écologique.


1 - la question européenne : du point de vue de GG, mauvaises nouvelles,

La crise de la zone euro est-elle terminée ?

Elle est toujours devant nous car les remèdes n’ont pas atteints la racine du problème.

A – la zone euro a un défaut structurel et un problème financier.

Selon GG la Grèce va de nouveau faire défaut sur sa dette (c’est-à-dire qu’elle ne peut pas payer sa dette publique car la richesse produite par le pays n’évolue pas alors que la dette augmente. Dans le cas de la Grèce, on observe que la taille du gâteau [la richesse produite] diminue, la situation est donc pire encore la croissance de l’an passé et de -7.5 % du PIB. La Grèce connaît aujourd’hui un effondrement de son PIB, ce qu’elle n’a jamais connu depuis la seconde guerre mondiale, elle est en train de plonger dans la situation d’un pays de l’Afrique sub-saharienne. 200 000 personnes ont quitté Athènes et on quitté le pays vers l’Australie et d’autres vers la campagne pour cultiver les champs. On ne trouve plus de médicaments dans les pharmacies et les hôpitaux d’Athènes. Les patients doivent acheter les médicaments au marché noir. La richesse en Grèce, c’est le tourisme et le transport maritime. Il n’y a pas d’industrie ni d’administration publique, particulièrement une administration fiscale pour lever l’impôt et les inspecteurs des impôts sont les premiers fonctionnaires auxquels ont été infligés des réductions de salaire. Selon GG on a aujourd’hui détruit la société grecque et il faudra une génération pour la reconstruire et pour sortir de la misère. On pourrait en dire autant [en moins dramatique cependant] du Portugal, pour l’Espagne c’est moins évident, elle est sur le bord du précipice. Quel est le signal qui permet de juger de la situation : le taux de suicide a augmenté de 100 % en un an [le cynisme des économistes dit : oui mais c’était un des plus faible d’Europe?] Il y a donc un critère sur lequel les économistes frémissent [même ceux qui ont le moins le sens commun] qui est le niveau général des prix. En Grèce, aujourd’hui le niveau générale des prix baisse [ce que nous français n’avons connu que dans les années 1930] ). C’est une très mauvaise nouvelle car dans ce cas lorsque le niveau général des prix baisse, tout le monde s’arrête car chacun se dit que demain sera moins cher, donc remet son achat à plus tard [cas des ménages qui désirent acheter un appartement ou des chefs d’entreprise qui remettent leurs achats à plus tard, ne désirant pas perdre d’argent en vendant moins cher que le prix d’achat] c’est donc une situation de déflation ce qui est très très mauvais. Un pays qui est plongé de puis très longtemps dans la déflation c’est le Japon – en 1990 le Japon implosé tout seul dans son coin et n’a pas impacté le reste du monde – les prix n’ont plus augmenté = déflation et tout le monde s’est mis à s’attendre et le Japon ne sait pas comment sortir de ce piège [dans les années 1930 l’Europe et les Etats-Unis étaient plongés dans la spirale déflationniste et n’ont pas su en sortir autrement que par la guerre ] c’est don un vrai traumatisme car les économistes ont très peur de la trappe déflationniste. En Europe, c’est assez paradoxal, il y a des politiques et des économistes qui ne croient pas que la déflation soit possible, pourtant ils voient bien que la Grèce est dedans et au caractère irréversible du caractère inflationniste. Il sont en tête le schéma du plongeur dans la piscine c’est-à-dire un ajustement structurel extrêmement dur et violent (tels qu’en Espagne, au Portugal à la Grèce à la France éventuellement) et lorsque les salaires de ces pays seront au niveau des salaires chinois ou vietnamiens et bien nos investisseurs iront investir dans ces pays pour construire des usines vont sortir du sol et cela sera l’eldorado. Ainsi quand le niveau de la piscine touchera le fond [c’est-à-dire lorsque les salaires seront compétitifs] alors le niveau remontera. Ce qui est faux. On observe que les élèves ingénieurs quittent l’Espagne pour l’Allemagne ou l’Amérique latine car au moins il y a du travail [la moitié des jeunes espagnols sont au chômage ~55% et 25 % de la population active est au chômage ] [rem : des jeunes ingénieurs espagnols ont décidés de quitter le pays, la question s’est posée de vider le compte en banque avant de partir ? Il y a eu un refus un jeune ménage dont l’épouse était solidaire de la situation espagnole – si on laisse la jeunesse - les forces vives quitter le pays – on peut faire baisser les salaires cela ne permettra pas au pays de redémarrer] Le grand danger reste la déflation si la Grèce, l’Espagne, le Portugal, l’Italie sont déflationnistes .


Quelles la responsabilité des Etats ?


Car il est affirmé que c’est de la faute des Grecs s’ils sont dans cette situation. GG n’est pas du tout d’accord avec cette lecture là.

La Grèce est entrée dans la zone euro en 2001 et c’est vrai qu’elle a falsifié ses comptes publics avec l’aide d’un banque américaine (Goldman Sachs) Sauf que urostat qui l’équivalent européen de l’INSEE à Luxembourg et qui est constitué de gens très compétents a très bien vu la ficelle et a dis à l’époque en 2001 : attention les compte grecs sont faux ! Et la Commission Européenne n’a rien dit la France s’est tue et l’Allemagne aussi. La France est le seul pays qui a soutenu l’entrée de la Grèce dans la zone euro, pour les autres la France s’est abstenu !

La Grèce entrant dans la zone euro, les grandes banques se sont mises à prêter beaucoup d’argent à la Grèce à un taux très faible. Essentiellement des banques françaises et allemandes. Avec cet argent la Grèce a entrepris des grands travaux (le métro athénien, par exemple) réalisés par des entreprises allemandes et françaises. Elle a acheté beaucoup d’armement à la France (la Grèce est devenu notre 3eme client d’armes ! Car s’est connu la Grèce est un grande puissance géopolitique qui pour défendre Chypre a besoin de Rafale et de sous-marins.

Comment malgré tout on a pu se permettre de fermer les yeux ? Il semble nous ayons aussi effectué des trucages des comptes publics (la France et l’Allemagne) .

C’est vrai que l’administration fiscale grecque ne fait pas son travail, beaucoup de grecs on mis leur argent en Allemagne, mais c’est injuste d’accabler aujourd’hui la population grecque.


Quelles évolutions pour les dettes publiques ? (16min56)


Comment cela peut-il évoluer ?

Non pas immédiatement car il y a de prochaines élections (septembre 2013) en Allemagne, et Angela Merkel a absolument besoin d’avoir un paysage européen calme et tranquille pour aborder les élections., son bilan de politique intérieur n’est pas bon et c’est sa position européenne qui lui donne une stature pour gagner les élections. Mario Draghi continuera donc de créer des milliards pour aider la Grèce qu’elle ne pourra jamais rembourser

Pourquoi la Grèce s’est si important ?

Car le PIB de la Grèce est petit (la Grèce pèse moins lourd que le département des Haut-de-Seine la Grèce c’est moins de 2 % du PIB européen.

Si on avait remboursé les dettes publiques de la Grèce en 2010 on aurait réglé le problème. Mais le gâteau étant plus petit le problème s’est amplifié.

La dette grecque a déjà été restructurée deux fois

Le Portugal sera probablement sur le même sentier, l’Espagne aussi.

Dans le cas de l’Espagne ce n’est pas du tout un problème finance publique. Elle dispose d’une vrai administration qui collecte l’impôt et n’a pas falsifié ses compte plus que la France . Dans le cas de l’Espagne, c’est un problème bancaire [ en 2007, la dette publique espagnole est de 40 % du PIB , c’est très peu. Rappelons que la dette publique française actuelle – 2013 – est de 90 % du PIB. La dette publique espagnole à été multipliée par 2 en cinq ans essentiellement à cause des banques espagnoles. L’Espagne a décidé de recapitaliser ses banques sur le dos du contribuable. Aujourd’hui encore la dette publique espagnole est plus faible que celle de la France (80%).

L’Irlande est dans une situation voisine de la Grèce. En 2007 la dette de l’Irlande est de 25 % du PIB. En 2010 (mai-juin) les banques irlandaises passent toutes avec succès les tests de résistances aux risques extrêmes imposés par la BCE (les stress-test). En oct-nov 2010, elles sont toutes en faillite. L’Irlande les nationalise toute prend à son compte les dettes privées de ses banques (ce qui est une erreur selon GG). La dette publique de l’Irlande passe de 25 % à 100 %. Comme l’Irlande agit grâce au dumping fiscal car elle est un paradis fiscal. Ce n’est pas une trajectoire de sortie de crise pour l’Irlande selon GG.

L’Islande 320 000 ha n’est pas dans la CE ni dans la zone euro, et a agi différemment. Son secteur bancaire a aussi implosé en 2010 . L’accumulation de la dette bancaire privée était de 7 fois le PIB ? L’État les nationalise et se pose la question de la reprise des dettes des banques. Le président demande à faire un référendum qui dit non à 95 % les Islandais refusent de rembourser les dettes des non résidents ! Les créanciers sont majoritairement des britanniques et des hollandais (23min17s)